Comparatif
Esthevia ou le tableur de tournée maison, que choisir
Beaucoup de praticiennes ont construit leur propre tableur : une ligne par rendez vous, une colonne pour le prix, une autre pour les kilomètres, parfois une formule qui donne le total du mois. C’est déjà un pas énorme par rapport au carnet, et cela prouve que le besoin de calcul est réel. La question n’est donc pas de savoir si le tableur calcule, mais s’il calcule au bon moment : avant la validation du créneau, ou le dimanche soir.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Esthevia | le tableur de tournée maison |
|---|---|---|
| Moment du calcul | Avant validation du créneau, avec alerte si le bloc passe sous votre seuil | Après coup, quand la tournée est déjà faite |
| Saisie chez la cliente | Fiche mobile pilotée au pouce, table encore montée | Impraticable sur un téléphone, la saisie se reporte au soir |
| Fonctionnement sans réseau | Agenda, fiches et consentements téléchargés avant de partir | Dépend du réseau et de la synchronisation du fichier |
| Confirmation à la cliente | Envoi automatique avec prix, durée et conditions d’annulation | Copier coller à la main, sans horodatage |
| Consentement signé | Recueilli avant la première prestation et archivé avec la fiche | Aucune signature possible dans une cellule |
| Données de santé et photographies | Fiches chiffrées, durées de conservation appliquées, registre fourni | Un fichier partagé, souvent stocké sans cadre défini |
| Historique des annulations | Compteur affiché au moment de reposer un créneau | Une colonne qu’il faut penser à remplir, puis à relire |
| Regroupement par quartier | Proposé au moment de construire la demi journée | À l’œil, sur une carte ouverte à côté |
| Facturation numérotée | Numérotation continue et export comptable mensuel | Numérotation manuelle, avec les trous que cela suppose |
| Temps d’entretien de l’outil | Aucun, les mises à jour sont faites de notre côté | Vos soirées, chaque fois qu’une formule casse |
Un tableur calcule bien, mais toujours trop tard
Un fichier bien construit donne des chiffres justes. Le problème est la fenêtre de tir. Une demi journée se décide au moment où vous répondez à une cliente qui demande jeudi quinze heures, pas le dimanche suivant quand vous remplissez les lignes. À ce moment là, le tableur est fermé, vous êtes dans la voiture ou entre deux soins, et vous acceptez le créneau en estimant à la louche que cela ira. C’est précisément là que se fabriquent les après midi qui ne paient pas leur route.
Le calcul utile est celui qui apparaît avant la validation, avec le montant plancher à demander pour la zone concernée. Un tableur ne peut pas le faire, non par faiblesse de formule, mais parce qu’il n’est pas dans la conversation. Le jour où une cliente déplace son rendez vous d’une heure, il faudrait rouvrir le fichier, recalculer la conduite entre les nouvelles adresses et vérifier que le bloc tient encore. Personne ne le fait.
Ce qu’un tableur ne fera jamais chez la cliente
Entre le moment où vous déployez la table et celui où vous repliez la housse, vous n’avez ni clavier ni classeur. Une feuille de calcul sur un téléphone se manipule mal, se remplit encore plus mal avec les mains occupées, et se remplit pas du tout dans un immeuble sans réseau. Résultat, la fiche se recopie le soir, quand le détail des produits utilisés et la réaction observée sur la zone traitée ont déjà commencé à se mélanger avec les deux autres visites de l’après midi.
Il y a aussi ce qu’un tableur ne peut pas porter du tout : un consentement signé avant la première prestation, la distinction entre l’accord au soin et l’accord aux photographies, la date de recueil, la possibilité d’un retrait. Ce sont des données sensibles, et un fichier partagé dans un espace de stockage grand public ne constitue pas un cadre. Les fiches chiffrées, la conservation trois ans après la dernière prestation et le registre des traitements existent pour cette raison.
Le coût réel du fichier maison
Un tableur ne coûte rien à l’achat et beaucoup à l’usage. Il faut le tenir, le corriger quand une formule casse, le dupliquer chaque année, penser à sauvegarder. Il faut surtout le remplir, ce qui suppose de retrouver le soir des informations qui étaient évidentes trois heures plus tôt. Deux heures et demie par semaine passées à recopier une tournée, c’est un peu plus de dix heures par mois, et personne ne les facture.
En face, la formule Tournée cadrée coûte trente cinq euros hors taxes par mois et comprend le calcul de rentabilité par demi journée, la demande d’acompte à la réservation, l’historique des annulations et le récapitulatif de fin de semaine avec les kilomètres et les heures non facturées. Le calcul de retour est direct : une seule annulation tardive évitée ou facturée dans le mois, et la formule est payée. Les deux heures et demie de saisie rendues chaque semaine s’ajoutent par dessus.
Quand l’alternative reste le bon choix
Le tableur garde tout son sens si vous cherchez d’abord à comprendre votre activité plutôt qu’à la piloter au quotidien : simuler une hausse de tarif, comparer deux zones de déplacement, préparer un rendez vous avec votre comptable. Il reste aussi imbattable pour une analyse ponctuelle sur douze mois de données exportées. Si vous faites peu de déplacements, que vos clientes règlent toujours à l’heure et que vous n’avez jamais eu de contestation, un fichier propre suffit largement.
Le verdict
Le tableur mesure, il ne cadre pas. Il ne parle pas à la cliente, il ne signe rien, il ne s’ouvre pas dans un couloir d’immeuble sans réseau, et il calcule après la décision plutôt qu’avant. Gardez le pour vos simulations annuelles et vos exports, et faites porter par l’outil de tournée ce qui doit se passer au moment du rendez vous : confirmation, acompte, seuil de rentabilité et fiche signée sur place.
Questions frequentes
- Puis je récupérer mes données de tableur au démarrage ?
- Oui, c’est le format d’entrée le plus simple. Vous envoyez le fichier tel qu’il est, les fiches clientes sont mises en forme, les rendez vous récurrents replacés et les doublons rapprochés. Vous validez l’ensemble avant la bascule. Comptez une dizaine de jours ouvrés.
- Est ce que je peux ressortir mes données au format tableur ensuite ?
- À tout moment, et sans démarche particulière. L’export complet au format tableur est compris dans les trois formules, y compris si vous décidez d’arrêter. C’est la contrepartie normale du fait de confier son carnet de clientes à un outil quand on travaille seule.
- Mon tableur calcule déjà mon revenu horaire, qu’est ce que je gagne ?
- Le moment du calcul. Votre formule donne le résultat après la tournée, quand plus rien n’est modifiable. Le même calcul posé avant validation du créneau vous donne le montant plancher à demander, ou le quart d’heure de décalage qui regroupe deux adresses du même quartier.
Esthevia ou le tableur de tournée maison, que choisir
Le tableur mesure, il ne cadre pas. Il ne parle pas à la cliente, il ne signe rien, il ne s’ouvre pas dans un couloir d’immeuble sans réseau, et il calcule après la décision plutôt qu’avant. Gardez le pour vos simulations annuelles et vos exports, et faites porter par l’outil de tournée ce qui doit se passer au moment du rendez vous : confirmation, acompte, seuil de rentabilité et fiche signée sur place.